Entre héritage et reconversion

sur les traces du bassin minier des Hauts-de-France
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Pendant trois siècles, l’exploitation minière a façonné les paysages des Hauts-de-France. De ces charbonnages ont jailli les infrastructures typiques avec le chevalet, le puits ou encore la salle des pendus mais aussi les terrils, montagnes noires faites par l’homme. Certaines de la région font parties des plus hautes d’Europe.
Autour, c’est une véritable ville qui s’est construite dans la ville avec un logement pour le mineur et sa famille, l’accès au soin…
Laissés à l’abandon ou rasés à la fin de l’exploitation minière, aujourd’hui c’est un passé que les habitants des Hauts-de-France essaient de se ré-approprier. Un passé désormais inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que paysage culturel évolutif vivant.
Une fierté.
Une (re)découverte.

Marine Fouquez

Un bien inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO

Le bassin minier des Hauts-de-France est inscrit depuis 2012 au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que « paysage culturel évolutif vivant » au côté de grands sites prestigieux tels que la muraille de Chine ou les pyramides d’Egypte.

Dernière extraction du charbon

Le 21 décembre 1990 est remontée la dernière berline de la région dans le site de la fosse 9 9 bis de Oignies. C’est dans ce dernier que fut découvert en 1849 le charbon dans le Pas de Calais. Il couvrait en sous-sol la surface de Paris

Catastrophe de courrière

Le 10 mars 1906, un coup de « grisou » ravageait 110 km de galeries de la Compagnie des Mines de Courrières, entre Sallaumines et Billy-Montigny. Environ 1200 mineurs périront dans ce qui sera la pire catastrophe minière de l’histoire européenne. Seuls 13 rescapés sont remontés de la mine 20 jours plus tard.

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